La commune

Livet-et-Gavet est une commune du département de l’Isère habitée depuis les temps antiques. La commune était un passage presque obligé des Romains pour se rendre en Italie. Puis, au XXe siècle, s’est développé tout au fil de la Romanche une multitude de centrales hydroélectriques créant non seulement des milliers d’emplois mais aussi toute une cité industrielle avec logements, chemins de fer, cinéma, écoles, parcs…

À la fin de l’ère industrielle, les usines ont fermé une à une, laissant ainsi des vestiges aux abords de la Romanche. Le chemin de fer s’est transformé en route nationale, la population a subi un lent déclin.

Depuis les années 1980, la commune tente de se refaire une santé grâce à l’aide de l’État, de la Région et du département de l’Isère. Un musée a été créé pour ne pas oublier l´histoire de la Vallée de la Romanche. Les déviations de Gavet et Livet permettent d’éviter les centres-villes et de leur redonner un peu de bon air.

Des usines, comme Pechiney à Gavet, ont su se diversifier et se moderniser pour concurrencer l’industrie de la métallurgie. L’hydro-électricité se développe grâce à des financements européens pour construire le « projet nouvelle Romanche », les logements se reconstruisent. La commune fait de gros efforts de nettoyage et de fleurissement.

 

Personnalités liées à la commune

Charles Albert Keller : fondateur d’un véritable empire industriel dans la vallée de la Romanche, il a su utiliser la force de l’eau de la Romanche pour alimenter les nombreuses centrales hydroélectriques de la vallée…

 




La centrale hydo-electrique des Vernes (Livet)


La centrale hydro-électrique des Vernes a été construite à la demande de Charles-Albert Keller, par la société des établissements Keller et Leleux en 1917-1918. Nationalisée en 1946, elle fournissait, à l’origine, l’énergie des fours électriques d’une aciérie, notamment pour la fabrication de fonte synthétique destinée à l’élaboration d’obus. Après la Première Guerre mondiale, la centrale fournit du courant à la ville de Grenoble. Elle dépend aujourd’hui de l’établissement public Electricité de France (EDF). Elle a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du 2 septembre 1994.

Imaginée pour une mise en scène spectaculaire de l’eau, la centrale se situe sur le torrent de la Romanche, à 620 mètres d’altitude. Les deux bâtiments qui la composent ont l’allure de forteresse. La centrale consiste en un bâtiment cubique dont le poste de transformation fait saillie. Le hall intérieur est carrelé et éclairé par de grandes baies vitrées. Une charpente métallique à voûtains porte la terrasse.

A l’extérieur, un escalier à deux volées conduit au niveau supérieur où était aménagé un jardin à la française. Le bassin de décharge ressemble à une fontaine monumentale et deux tuyaux de deux mètres cinquante de diamètre amènent l’eau à la chambre de mise en charge, aux turbines. La centrale des Vernes est un lieu qui allie performances techniques et qualité esthétique.